Visite de l'orphelinat de Karna Prayag
Par INDAIX and Co, dimanche 1 avril 2007 à 13:38 :: Projet :: #54 :: rss
Ils avaient de tous petits petons…
Mercredi dernier, nous avons été invités par les responsables de Karna Payag à visiter l’orphelinat pour lequel nous travaillons.
Les enfants de l’orphelinat sont de très jeunes bébés : certains ont à peine un mois et les plus grands, moins nombreux ont aux alentours de 2-3 ans. Tous ont été abandonnés à la naissance, souvent parce que le sexe ne répondait pas aux attentes de leurs parents. C’est en partie pour cela que la majorité des bébés sont des filles. Sur 20 enfants qui entrent dans l’orphelinat, un seul est un garçon.
Certains parents donnant naissance à des petites filles savent qu’ils devront s’endetter toute leur vie pour financer leur éducation et surtout leur mariage. En effet, lorsque les familles sont déjà nombreuses et souvent très pauvres, il leur apparaît parfois préférable de les confier a des centres tels que Karna Prayag, où leur progéniture aura probablement la chance d’être adoptée par une famille plus riche.
Par ailleurs, certains enfants sont le fruit d’un amour hors mariage et les jeunes femmes non mariées ayant un enfant sont extrêmement mal vue en Inde à tel point qu’elle sont souvent rejetées par leurs familles.
Si ces exemples nous semblent révoltant et vont à l’encontre de nos principes culturels, nous préférons voir cela plutôt que de lire dans le journal local des articles relatant l’histoire de parents laissant purement et simplement mourir leurs nouveaux-nés de faim.
Ce passage à Karna Prayag aura duré en tout et pour tout une petite demi heure…Mais quelle demi heure !!
A peine le seuil de la nursery franchi, des petits bouts d'chou d’à peine deux ans nous accueillent les bras grands ouverts ! Impossible de résister… nous les prenons immédiatement dans les bras !

Guili-guili par ci, gouzi-gouzi par là, on les pose, on les reprend, tout en tournant autour des petits lits d’enfants et en souriant à des nourrissons eux- même très expressifs.


Une chose est sur, les guilis sont universels !
D’une salle à l’autre, ils y a encore et encore des lits d’enfant, avec à chaque fois un bébé dedans ! certains dorment, d’autres sourient en nous regardant passer et la plupart sont très calme. Étonnant d’ailleurs de ne pas entendre de pleurs. Cela est arrive une fois, à peine l’enfant avait il eu le temps de verser une larme qu’une nounou attentionnée est venue le prendre pour le bercer…

Fantastique moment! Cette rencontre avec les petits bouts de Karna Prayag avait quelque chose de magique… Nous sommes repartis le cœur rempli d’émotions et nous reconnaissons que nous serions bien repartis avec quelques enfants dans les bras !

Nous n’avons pas verses de larmes mais nous n’en étions pas très loin… en quittant les lieux c’est comme si nous les abandonnions a nouveau.
Aujourd’hui nous pensons à ce qu’ils vont devenir. Certains auront la chance d’être adoptés par des familles et de grandir confortablement entourés de l’amour de deux parents. Concernant les autres, soit atteint de maladies lourdes, soit trop agés pour intéresser des parents désirant adopter, ils iront dans le village d’enfants de « SOS Village », et grandiront ensemble accompagnés par une mère de substitution jusqu'à leur majorité. Enfin, ils pourront s’ils le désirent, suivre des études supérieures avec l’aide financière du centre ou trouver directement un travail pour voler de leurs propres ailes.
Les enfants de l’orphelinat sont de très jeunes bébés : certains ont à peine un mois et les plus grands, moins nombreux ont aux alentours de 2-3 ans. Tous ont été abandonnés à la naissance, souvent parce que le sexe ne répondait pas aux attentes de leurs parents. C’est en partie pour cela que la majorité des bébés sont des filles. Sur 20 enfants qui entrent dans l’orphelinat, un seul est un garçon.
Certains parents donnant naissance à des petites filles savent qu’ils devront s’endetter toute leur vie pour financer leur éducation et surtout leur mariage. En effet, lorsque les familles sont déjà nombreuses et souvent très pauvres, il leur apparaît parfois préférable de les confier a des centres tels que Karna Prayag, où leur progéniture aura probablement la chance d’être adoptée par une famille plus riche.
Par ailleurs, certains enfants sont le fruit d’un amour hors mariage et les jeunes femmes non mariées ayant un enfant sont extrêmement mal vue en Inde à tel point qu’elle sont souvent rejetées par leurs familles.
Si ces exemples nous semblent révoltant et vont à l’encontre de nos principes culturels, nous préférons voir cela plutôt que de lire dans le journal local des articles relatant l’histoire de parents laissant purement et simplement mourir leurs nouveaux-nés de faim.
Ce passage à Karna Prayag aura duré en tout et pour tout une petite demi heure…Mais quelle demi heure !!
A peine le seuil de la nursery franchi, des petits bouts d'chou d’à peine deux ans nous accueillent les bras grands ouverts ! Impossible de résister… nous les prenons immédiatement dans les bras !



D’une salle à l’autre, ils y a encore et encore des lits d’enfant, avec à chaque fois un bébé dedans ! certains dorment, d’autres sourient en nous regardant passer et la plupart sont très calme. Étonnant d’ailleurs de ne pas entendre de pleurs. Cela est arrive une fois, à peine l’enfant avait il eu le temps de verser une larme qu’une nounou attentionnée est venue le prendre pour le bercer…

Fantastique moment! Cette rencontre avec les petits bouts de Karna Prayag avait quelque chose de magique… Nous sommes repartis le cœur rempli d’émotions et nous reconnaissons que nous serions bien repartis avec quelques enfants dans les bras !

Nous n’avons pas verses de larmes mais nous n’en étions pas très loin… en quittant les lieux c’est comme si nous les abandonnions a nouveau.
Aujourd’hui nous pensons à ce qu’ils vont devenir. Certains auront la chance d’être adoptés par des familles et de grandir confortablement entourés de l’amour de deux parents. Concernant les autres, soit atteint de maladies lourdes, soit trop agés pour intéresser des parents désirant adopter, ils iront dans le village d’enfants de « SOS Village », et grandiront ensemble accompagnés par une mère de substitution jusqu'à leur majorité. Enfin, ils pourront s’ils le désirent, suivre des études supérieures avec l’aide financière du centre ou trouver directement un travail pour voler de leurs propres ailes.
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