Impressions et ressentis
Par INDAIX and Co, samedi 10 mars 2007 à 13:03 :: Projet :: #48 :: rss
Afin d’alimenter le journal d’EDM, il nous a été demandés de rédiger quelques lignes sur nos impressions relatives à l’école et a l’Inde en général. Voici les textes que nous avons transmis:
From Pierre:
"Nous avons débarqué il y a presque deux mois dans cette fabuleuse association créée lors du Tsunami de 2004.
Nous (Association INDAIX) avons apporté à l’école, avec l’aide de EDM Marseille, une cinquantaine d’ordinateurs généreusement offerts par la société ARKEMA. Nous les aidons aussi à améliorer leurs outils informatiques (réseau, sites WEB, outils de gestion pour l’école).
Lorsque nous sommes arrivés en Inde, nous avons atterri à Bangalore pour venir à Chennai en train (6 heures debout, ça commençait fort !). Premières impressions : chaleur, foule, désorganisation, pollution et patience. Gros choc pour nous qui sortions d’un monde aseptisé et méthodique. Ensuite premier repas, premier meal (plat du midi chez les Indien), premières épices …. Pour enfin nous rendre à CWI. Nous entrons dans un grand bâtiment blanc et bleu, silencieux, studieux. On entend des machines à coudre et les élèves qui travaillent. Rencontre avec Mr Rajkumar, directeur de l’école, qui nous fait faire le tour de chaque classe (Broderie, Cuir, Couture, Graphisme, …). Les élèves et l’école ont l’air très sérieux.
Après deux mois de vie dans l’association (car nous vivions aussi en dehors de l’école avec les étudiants), nous avons pu partager leur quotidiens et quelques fois leurs histoires. Ils s’investissent tous dans cette année de formation car elle est pour eux un tremplin vers la vie active à Chennai. Ils n’oublient pas leurs villages d’origine car ils nous répètent volontiers en riant qu’ils sont « Fisherman » avant tout.
De ce que nous voyons ici, CWI à l’air de bien préparer son avenir. Notamment, avec la marque ARTYZAN dont nous réalisons le site web, qui présente des articles produits par les étudiants et vendus pour financer l’école".
From Marie:
"Voilà maintenant près de deux mois que nous avons débarqué dans cette mini capitale indienne et nous nous y sentons presque comme chez nous. Le début n’a pourtant pas été facile…
Je me souviens de notre arrivée dans le quartier de Triplicane. Trottoirs à moitié terminés voir pas commencés, des tas de sable et de graviers, des enfants à moitié nus jouant sur le trottoir avec une bouteille en plastique, des chiens errants, et surtout, pratiquement que des bouibouis et des petits commerces… je me disais à ce moment là que nous n’étions pas tombés dans le bons quartier, et que nous allions bientôt voir de grandes avenues avec des magasins et trottoirs terminés mais j’ai pu vite me rendre compte que tous les quartiers ressemblaient à Triplicane.
J’ai mis quelques jours à m’habituer et maintenant je ne me lasse plus de regarder ces enfants jouer avec presque rien, d’aller à la rencontre du marchand de poissons le vendant sur sa roulotte, du « boulanger » et ses brioches, du marchand de jus de fruit frais et même de la petite mendiante qui chaque matin nous adresse un ‘Good Morning’ avec un grand sourire…
Deux mois ont passé et on commence déjà à avoir nos petites habitudes et nos ‘copains’ comme je dis souvent. Je suis curieuse de rencontrer de nouvelles personnes et de pouvoir échanger quelques mots avec tous ceux qui le voudront bien…"
From Julien:
"L'expérience que nous menons à travers notre projet INDAIX 2007, en tant que support aux activités de CWI est unique et infiniment enrichissante. Pouvoir apporter une pierre à l'édifice construit par l'équipe de Dimitri Klein, nous permet de confronter notre vision occidentale de l'aide humanitaire, en particulier à l'aide au développement, aux réalités des besoins sur le terrain, analysés par une équipe ayant plus de 10 ans d'expérience en Inde. La longévité de CWI prouve l'utilité de ses projets, sachant que l'un des objectifs visés est de pouvoir s'autofinancer par la vente de ses propres produits. D'autres n'ont pas su aussi bien s'adapter.
CWI forme des étudiants indiens dont la famille a été directement touchée par le Tsunami, emploie un staff indien dans de très bonnes conditions de travail, et tend à se pérenniser en prenant son indépendance financière avec les grandes ONG occidentales. Ce modèle « risque » bel et bien de fonctionner !!"
From Emilie:
"Lorsque l'on pénètre dans les locaux de CWI, tout semble contraster avec l'atmosphère qui règne dans les rues de Chennai. Tandis que les klaxons de la ville résonnent sous la chaleur indienne, les élèves travaillent dans le silence sous le doux murmure des ventilateurs.
Des sourires éclatants se croisent dans les couloirs en interrompant un instant l'ambiance calme et sérieuse de toutes les salles de classe. Les murs blancs de l'école se couvrent chaque jour davantage d'images ou de dessins, et la boutique ARTYZAN ne cesse de se remplir depuis notre arrivée.
Indaix travaille donc ici, au coeur de cette école paisible et espère apporter un peu de sa contribution à cette institution déjà bien établie."
"Nous avons débarqué il y a presque deux mois dans cette fabuleuse association créée lors du Tsunami de 2004.
Nous (Association INDAIX) avons apporté à l’école, avec l’aide de EDM Marseille, une cinquantaine d’ordinateurs généreusement offerts par la société ARKEMA. Nous les aidons aussi à améliorer leurs outils informatiques (réseau, sites WEB, outils de gestion pour l’école).
Lorsque nous sommes arrivés en Inde, nous avons atterri à Bangalore pour venir à Chennai en train (6 heures debout, ça commençait fort !). Premières impressions : chaleur, foule, désorganisation, pollution et patience. Gros choc pour nous qui sortions d’un monde aseptisé et méthodique. Ensuite premier repas, premier meal (plat du midi chez les Indien), premières épices …. Pour enfin nous rendre à CWI. Nous entrons dans un grand bâtiment blanc et bleu, silencieux, studieux. On entend des machines à coudre et les élèves qui travaillent. Rencontre avec Mr Rajkumar, directeur de l’école, qui nous fait faire le tour de chaque classe (Broderie, Cuir, Couture, Graphisme, …). Les élèves et l’école ont l’air très sérieux.
Après deux mois de vie dans l’association (car nous vivions aussi en dehors de l’école avec les étudiants), nous avons pu partager leur quotidiens et quelques fois leurs histoires. Ils s’investissent tous dans cette année de formation car elle est pour eux un tremplin vers la vie active à Chennai. Ils n’oublient pas leurs villages d’origine car ils nous répètent volontiers en riant qu’ils sont « Fisherman » avant tout.
De ce que nous voyons ici, CWI à l’air de bien préparer son avenir. Notamment, avec la marque ARTYZAN dont nous réalisons le site web, qui présente des articles produits par les étudiants et vendus pour financer l’école".
From Marie:
"Voilà maintenant près de deux mois que nous avons débarqué dans cette mini capitale indienne et nous nous y sentons presque comme chez nous. Le début n’a pourtant pas été facile…
Je me souviens de notre arrivée dans le quartier de Triplicane. Trottoirs à moitié terminés voir pas commencés, des tas de sable et de graviers, des enfants à moitié nus jouant sur le trottoir avec une bouteille en plastique, des chiens errants, et surtout, pratiquement que des bouibouis et des petits commerces… je me disais à ce moment là que nous n’étions pas tombés dans le bons quartier, et que nous allions bientôt voir de grandes avenues avec des magasins et trottoirs terminés mais j’ai pu vite me rendre compte que tous les quartiers ressemblaient à Triplicane.
J’ai mis quelques jours à m’habituer et maintenant je ne me lasse plus de regarder ces enfants jouer avec presque rien, d’aller à la rencontre du marchand de poissons le vendant sur sa roulotte, du « boulanger » et ses brioches, du marchand de jus de fruit frais et même de la petite mendiante qui chaque matin nous adresse un ‘Good Morning’ avec un grand sourire…
Deux mois ont passé et on commence déjà à avoir nos petites habitudes et nos ‘copains’ comme je dis souvent. Je suis curieuse de rencontrer de nouvelles personnes et de pouvoir échanger quelques mots avec tous ceux qui le voudront bien…"
From Julien:
"L'expérience que nous menons à travers notre projet INDAIX 2007, en tant que support aux activités de CWI est unique et infiniment enrichissante. Pouvoir apporter une pierre à l'édifice construit par l'équipe de Dimitri Klein, nous permet de confronter notre vision occidentale de l'aide humanitaire, en particulier à l'aide au développement, aux réalités des besoins sur le terrain, analysés par une équipe ayant plus de 10 ans d'expérience en Inde. La longévité de CWI prouve l'utilité de ses projets, sachant que l'un des objectifs visés est de pouvoir s'autofinancer par la vente de ses propres produits. D'autres n'ont pas su aussi bien s'adapter.
CWI forme des étudiants indiens dont la famille a été directement touchée par le Tsunami, emploie un staff indien dans de très bonnes conditions de travail, et tend à se pérenniser en prenant son indépendance financière avec les grandes ONG occidentales. Ce modèle « risque » bel et bien de fonctionner !!"
From Emilie:
"Lorsque l'on pénètre dans les locaux de CWI, tout semble contraster avec l'atmosphère qui règne dans les rues de Chennai. Tandis que les klaxons de la ville résonnent sous la chaleur indienne, les élèves travaillent dans le silence sous le doux murmure des ventilateurs.
Des sourires éclatants se croisent dans les couloirs en interrompant un instant l'ambiance calme et sérieuse de toutes les salles de classe. Les murs blancs de l'école se couvrent chaque jour davantage d'images ou de dessins, et la boutique ARTYZAN ne cesse de se remplir depuis notre arrivée.
Indaix travaille donc ici, au coeur de cette école paisible et espère apporter un peu de sa contribution à cette institution déjà bien établie."
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